Autrefois très sacré, le "goli" ne faisait son apparition que pour des cérémonies spéciales: funérailles de chefs, des initiés et des dépositaires du masque au cours desquels des sacrifices sont faits pour conjurer le mauvais sort qui pourraient atteindre le village. Après quoi, le corps est accompagné par le masque jusqu'à la tombe. Pour la naissance d'un bébé "goli", afin que celui-ci reçoive une bénédiction, le masque est dansé. Aujourd'hui, le "goli" est devenu un spectacle d'une journée qui implique tout le village, pouvant se danser lors de divertissements de tout genre; toutefois, la sacralisation du masque a été conservée car avant la prestation du masque, il lui est offert un poulet et une bouteille de liqueur.
Rechercher dans ce blog
Affichage des articles dont le libellé est TRADITION EN PAYS BAOULE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est TRADITION EN PAYS BAOULE. Afficher tous les articles
dimanche 2 octobre 2011
Objet Traditionnel
LE GBINGUIN
C'est le siège du responsable de la famille chez les Baoulés. C'est avec celui-ci qu'il se rend aux réunions du village.
Contribuez à la construction d'un musée de masques africains en ligne à l'adrese Paypal:
brounesta0@yahoo.fr. Donnez ce que vous avez pour sauver la tradition. Merci !
vendredi 16 septembre 2011
FONCTION DU MASQUQE
DOMAINE D'INTERVENTION DU MASQUE
Le masque n’est pas en réalité cette figure sculptée que l’on a coutume de voir, il est un personnage, un être qui représente à la fois une divinité et une force de la société humaine. Au moment où il le porte, son porteur est investi des attributs reconnus à cette force divine et sociale.
Il en résulte une variété des domaines d’intervention du masque qui atteste de la variété de ses fonctions. Dégageons les quatre domaines les plus importants
FONCTION DU MASQUQE
DOMAINE CULTUREL
Le masque intervient dans les cérémonies d’initiation, dans les rites liés à la naissance et dans les cérémonies funéraires ; il peut aussi diriger des rites d’adoration. Dans ce domaine strictement religieux, les masques servent de protection contre les esprits maléfiques mais jouent un rôle d’intermédiaires entre les dieux et les hommes.
mercredi 14 septembre 2011
FONCTION DU MASQUE
FONCTION SOCIO-POLITQUE
Le masque règle en dernier recours les litiges, les problèmes de la paix et de la guerre, ses décisions sont alors irrévocables ; au plan strictement politique les masques donnent des directives aux responsables politiques pour la gestion de la communauté ; enfin ils assurent la sécurité des villageois en organisant la police des villages ; ce sont encore les masques qui se chargent de l’information en cas de besoin.
FONCTION DU MASQUQE
FONCTION ECONOMIQUE
Le masque joue un rôle dans la vie économique parce qu’il doit veiller au bon déroulement des semailles et de la moisson, intervenir pour apaiser le courroux des dieux lors des calamités naturelles qui bouleversent les données de la vie agricole et menacent la survie de la communauté.
DOMAINE D'INTERVENTION
DOMAINE LUDIQUE
Les réjouissances, les fêtes et les jeux voient encore les masques apporter leur concours aux hommes par la danse, le chant, les courses masquées.
Ces domaines d’intervention correspondent donc aux fonctions sociales importantes jouées par les masques. Mais chaque fonction nécessite un type de masque approprié et la hiérarchie des fonctions appelle la hiérarchie des masques
SYMBOLISME DU MASQUE
En apparence, et pour le profane, le masque est un phénomène artistique et technique qui peut signifier, à travers l’ubiquité de cette sculpture en Afrique Noire, une unité d’expression artistique, un stade d’avancement technologique, une modalité de l’expression culturelle. William Fagg écrit à ce propos : « c’est par l’art qui lui est propre que nous pouvons acquérir la vue la plus pénétrante de la culture d’un peuple, et en particulier des peuples africains ». (Musée des Arts décoratifs, 1964). C’est dire que les sculptures ont un rôle de témoins, sont révélatrices de la civilisation d’un peuple.
Si en Occident, l’idée de sculpture est d’abord technique, dans la mesure où sculpter c’est « tailler avec le ciseau une figure, une image, dans la pierre, le bois, le marbre » (Littré), en Afrique la sculpture renvoie au sculpteur, c’est-à-dire à la société qui porte l’oeuvre et l’artiste. C’est pourquoi Ola Balogun a pu écrire : « l’un des principaux traits communs à l’ensemble de l’Afrique Noire, dans le domaine de la sculpture, est que les masques sculptés ne sont pas conçus pour être contemplés comme oeuvres d’art, mais pour être utilisés à l’occasion de cérémonies rituelles sociales ou religieuses ». (Introduction à la culture africaine, UNESCO, 10/18, p. 57).
En matière d’art africain, la question-clé est toujours celle des fonctions. Il faut donc aller au delà des apparences pour comprendre la sculpture des masques à travers les fonctions qui lui sont assignées.
lundi 5 septembre 2011
Inscription à :
Articles (Atom)

















